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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 22:50


Pour échapper au bruit et à la pollution, rien de tel qu'une petite escapade sur les Iles des Princes, petit archipel à une vingtaine de kilomètres au Sud-est d'Istanbul. On les appelle ainsi car à l'époque byzantine, on y emprisonnait les princes indésirables ou les monarques déchus...

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La photo satellite d'Istanbul et des Iles des Princes.


Au programme de la journée : Büyükada, la plus grande des neuf îles. Pour l'équivalent d'un ticket de bus, un vapur nous emmène, Nathalie et moi, dans ce petit coin de paradis.

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L'île de Büyükada et la mer de Marmara.


L'arrivée dans le petit port de Büyükada est promette
use. Les bâtiments affichent un blanc immaculé sous le soleil de juillet.

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Le port d'arrivée sur l'île de Büyükada.


Ici, pas de véhicule motorisé, on se déplace à pied, à bicyclette ou en calèche. D'ailleurs, à l'arrivée, le spectacle des dizaines de calèches rassemblées sur la place principale est saisissant.

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Les calèches stationnées sur la place principale.


Ici, les conducteurs de calèche attendent patiemment leur tour. Un homme, assis dans une sorte de tour de contrôle, les appelle au micro par leur numéro. Car il leur est interdit de s'avancer pour prendre en charge des clients s'ils n'y ont pas été invités. C'est chacun son tour. Ainsi, à la fin de la journée, ils auront effectué un nombre équivalent de courses. Ils ont le sens de l'équité ces turcs...

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Un cocher au départ.


En attendant d'être appelé, certains s'occupent de leurs chevaux ou vont boire un thé dans un des nombreux cafés autour de la place. D'autres s'offrent une pause-cigarette...

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Un conducteur de calèche au repos.


Après avoir longuement observé la ronde des calèches, nous optons pour la marche à pied, meilleur moyen de découvrir les somptueuses villas qui font tout le charme de l'île.
Elles ont été construites au XIXe siècle par de riches marchands juifs, grecs ou arméniens. C'était l'époque où la haute société istanbuliote découvrait le luxe des premières stations balnéaires.

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Une rue bordée de villas du XIXe siècle.


Elles ont un cachet certain. M
es préférées sont celles dont le bois a pris la patine du temps.

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Une villa restaurée avec soin.

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Une autre villa en attente de restauration...


Ici, le temps semble s'être arrêté. On imagine les élégantes dans leur robe à la mode de Paris, prenant le frais sur la terrasse...

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Un coin de repos sur une terrasse.


D'autres villas, repeintes en blanc, se distinguent par leur élégance. Les jardins qui les entourent, arborés entre autres de palmiers, en accentuent le charme.

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Une belle maison victorienne aux balcons ouvragés.


Enfin, les fleurs parachèvent le décor...

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Le porche d'entrée d'une villa.


A la sortie de la petite ville, une route goudronnée grimpe à travers la forêt vers le sommet de l'île. Bientôt, la route se transforme en chemin et la pente se fait plus raide. Encore un peu de courage (il en faut par cette chaleur) et on y est. Tout en haut se trouve un monastère grec orthodoxe fondé au IXe siècle et toujours en activité.

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L'église du monastère Saint-Georges (1868).


Après l'effort, le réconfort... Nous mangeons à l'ombre des pins sur la terrasse d'un petit restaurant aménagé à côté de l'ancien monastère. La vue sur la mer de Marmara et les autres îles est splendide.

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La mer de Marmara et une partie de l'archipel.

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La mer de Marmara et la rive asiatique d'Istanbul.


Mais bientôt, il faut redescendre. On reprend le chemin à travers la forêt mais cette fois-ci, on bifurque à gauche. Sur l'autre versant de la colline, on découvre d'autres villas somptueuses et d'autres jardins magnifiques. Tout en bas, le port et le vapur qui nous attend. Il est temps de rentrer sur Istanbul. Quelle belle journée !

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Published by Hubert Longépé - dans Mer de Marmara
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commentaires

Taste of Beirut 12/10/2013 18:20

merci; j'ai passé un moment agréable sur votre blog; j'ai une cousine (éloignée) dont la grand-mère faisait partie du harem du dernier sultan; la grand-mère et la mère ont fuit et sont venues a
Beyrouth; mais la cousine a encore les lettres dans une malle; j'ai toujours pensé que ça pourrait interesser quelqu'un. pour un scénario ou un film. a tout hasard.

Hubert Longépé 03/12/2013 20:12



Intéressant ! Et bien gardez ces lettres comme un trésor de famille, un jour, vous en ferez peut-être quelque chose, sait-on jamais !