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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 17:00


Après six semaines de pérégrinations sac au dos en Turquie, j'éprouve le besoin de m'arrêter, de marquer une pause. Tous ces paysages et toutes ces rencontres m'ont enchanté les yeux et le coeur mais maintenant, j'aspire à un peu de repos. Samandağ, une petite ville au bord de la mer Méditerranée à une vingtaine de kilomètres au Sud-Ouest d'Antioche, m'apparaît comme le lieu idéal pour faire cette pause.


La carte de la Turquie avec Antioche et Samandağ en point de mire.


La Maison des Enseignants étant en travaux, on m'indique un hôtel en bord de mer. J'arrive en fait dans un hôtel construit directement sur la plage avec piscine, air conditionné et chambres avec vue sur mer, le grand luxe ! Petite folie qui me revient à... 60 Livres turques la chambre, soit environ 30 Є, petit déjeuner et repas du soir inclus !


La plage et la mer Méditerranée vues de la fenêtre de la chambre.


De la fenêtre de ma chambre, je vois toute la plage avec au loin, en direction du Sud, le Mont Kılıc qui marque la frontière avec la Syrie.


La plage avec au loin, le Mont Kılıc (1728 m).


Pendant deux jours, je vais bien en profiter : piscine, plage et bain de mer le matin, coucher de soleil sur la mer, billard et tennis de table le soir...


La plage de Samandağ.


Avec le maître-nageur sauveteur qui veille au grain depuis son perchoir, on pourrait se croire en Californie, sur la plage de Malibu...


Le maître-nageur sauveteur à son poste d'observation.


On vient ici en famille mais visiblement peu de gens se soucient de l'environnement et chacun abandonne ses déchets à même le sable. Le lendemain, de bon matin, je trouve une plage vide de monde mais jonchée de sacs en plastique, de bouteilles vides et d'emballages en papier... quelle tristesse !


La plage jonchée de détritus.


C'est bien dommage car le site respire le calme et la tranquillité. Seul le bruit des vagues et du vent vient meubler le silence...


Des barques de pêcheurs sur la plage.


En bout de plage, au pied de la montagne, se trouve le site de Séleucie de Piérie, le port antique d'Antioche. Suite à un ensablement progressif, l'eau s'est retirée à quelques centaines de mètres de là, mais on peut encore voir les restes d'un quai. C'est de là que saint Paul dût s'embarquer en 45 pour sa première mission en Asie Mineure.


Les restes d'un quai du port antique.


On sait que le port servit de base navale aux Romains qui tenaient à défendre la frontière orientale de leur empire, notamment contre les Parthes et les Perses. Entièrement détruit en 526, lors d'un tremblement de terre, il ne subsiste que quelques vestiges.


Les vestiges du port antique.


Le noyau de la ville, lui, se trouvait un peu plus sur les hauteurs, à l’abri des attaques venant de la mer. Des fouilles entreprises dans les décombres des demeures romaines des environs ont permis de mettre au jour quelques belles mosaïques.


Danseurs de bacchanales (fêtes dédiées à Bacchus), musée d'Antioche (II-IIIe siècles).


Psyché et Eros, musée d'Antioche (IIIe siècle).


Plus tard, à la fin du XIe siècle,  c'est dans cette même zone que les premiers Croisés débarqueront. L’utilisation du port de Saint Syméon (proche du port antique déjà ensablé à l'époque) facilitera la prise d’Antioche le 3 juin 1098, ville qui leur servira de base pour conquérir Jérusalem un an plus tard, le 15 juillet 1099...

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Published by Hubert Longépé - dans Côte méditerranéenne
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